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CORONAVIRUS : Compte rendu de la réunion en préfecture du 26 mars

sur la « situation économique des entreprises » dans la période. (Au départ l’ordre du jour ne devait pas parler du social)
mercredi 1er avril 2020 par WEBMASTER site CGT UD du CHER

Compte rendu de la réunion en préfecture du 26 mars sur la « situation économique des entreprises » dans la période. (Au départ l’ordre du jour ne devait pas parler du social)

En avant propos, cette réunion devait initialement avoir lieu entre le patronat, les syndicats et les élus, mais par mesure de sécurité sanitaire, elle a était coupé en trois. Nous aurons un compte rendu de chacune d’elle.

Etaient présents : le Préfet, le directeur de la DIRECCTE, le directeur de la DGFIP (qui n’a rien dit puisque nous n’avions pas de patron avec nous), le directeur de l’ARS du département, des salariés de la préfecture, la CFTC, la CFDT, la CGT représentée par Sébastien MARTINEAU le secrétaire de l’UD. La CFE- CGC était excusée mais elle avait fait un papier qui classait les entreprises en trois catégories pour la mise en place des mesures barrières, à savoir les bonnes, les moins bonnes et les mauvaises. Sachant qu’ils ne sont pas représentatif dans l’interprofessionnel, on ne sais pas comment ils peuvent avoir une vision globale de ce qui se passe.

Après une courte ouverture de la réunion par le Préfet, nous expliquant la gravité de la situation sanitaire et le respect des règles dictée par la loi martiale, la parole a été donnée à monsieur NAYS , directeur de la DIRECCTE pour introduire la réunion.

Il avait décidé de mettre quatre points à l’ordre du jour : Point sur l’activité globale, sur le travail partiel (il ne parle plus de chômage partiel, c’est tabou) l’organisation de l’inspection de travail, et un quatrième, (oublié). De toute façon nous n’avons en rien respecté ce qu’ils avaient programmé.

Premier point sur l’activité globale : Métallurgie et surtout aéronautique, agro, BTP, commerce et services, agriculture, tous ces secteurs sont en difficultés, soit en termes d’activité soit en défaut de main d’œuvre. Il nous a fait un bilan plutôt objectif de la situation. Il y a une création de plate forme régionale pour recruter dans l’agriculture en lien avec Pole Emploi

Ce n’était pas prévu que nous intervenions point par point mais à la fin de l’exposé du directeur. Ce n’était pas possible tant nous aurions été en décalage dans la discussion. Nous sommes donc intervenus tout de suite sur cette situation globale.
Contrairement à l’exposé du directeur qui fait dans le global, je suis intervenu de manière précise en m’appuyant sur ce que les syndicats avaient rapporté pour réaliser le document (adressé à tous nos syndicats et ci-joint (*))

Et là, ils ont pu se rendre compte que la réalité de terrain était bien différente que ce qu’ils avaient pu entendre la vieille avec le patronat. J’ai lourdement insisté sur la nécessité d’avoir une liste des entreprises et des filières aux activités non vitales dans le département afin d’exiger leur arrêt, j’attends toujours.

Le préfet, visiblement un peu agacé de ce que pouvait dire la CGT, c’est lancé dans un pseudo cour d’économie et de la défense du système capitaliste en nous expliquant que le pays devait continuer à produire des richesses, que la production ne pouvait pas s’arrêter et qu’il fallait être prêt lorsque la situation s’améliorera. Il nous a dit également qu’il fallait ralentir le virus et en même temps continuer la production, qu’il fallait mettre en place d’autre organisation de travail en place. (Tient les ordonnances arrivent à grand pas dans les boites)

La CFDT et la CFTC ont fait savoir qu’ils étaient entièrement d’accord avec ce que la CGT avait dit.

Chose importante ajouté par le directeur. Si le patron a réussi à mettre toutes les mesures barrières individuelles et collectives en place, si ces mesures sont clairement indiquées dans le document unique, il n’est pas responsable s’il y a un cas de maladie. Que si le patron n’est pas en mesure de trouver une autre organisation du travail, il doit en tirer les conséquences. Vous pensez bien que souvent, il en a rien à faire et tout continuera malheureusement comme avant. Quid du confinement et de l’obligation d’aller travailler ?

Au sujet de chômage partiel, 371 entreprises qui représentent 3025 salariés pour 1 334 000 heures ont été enregistrés. Il peut aller jusqu’à 12 mois au lieu de 6. Donc la crise est prévue pour durer. C’est 70% du brut égal 84% du net. Pour nous, c’est 100% du salaire qu’il faut maintenir.

Le remboursement aux entreprises se fera par une allocation de 70% sans calcul préalable par l’administration.

Le dernier point a porté sur la crise des masques pour les soignants. Pour les protections, les hospitaliers, les infirmières libérales ainsi que les médecins de ville sont prioritaire. Une dotation est également prévue pour les pharmaciens, les EPHAD, le médico-social et les personnels de l’aide à domicile. A voir. Quid des ambulanciers ?
Les quinze premiers jours ont été difficiles mais les livraisons sont prévues toutes les semaines. Les masques FFP2 sont prévus pour les gestes invasifs et les chirurgicaux pour les reste du temps. L’hôpital se prépare à tenir l’épidémie pendant 5 à 6 semaines.

La réponse à la question de la CGT sur le rôle des cliniques : Les cliniques du département collaborent depuis le départ en déprogrammant des interventions, sur des possibilités de transferts si nécessaire, et le prêt de matériel et de personnel le cas échéant. Aucune précision sur le dernier point.

Le comptage des cas comme des décès ne comprend que les personnes hospitalisées. L’ARS nous a clairement dit qu’il y avait beaucoup plus de cas mais qu’aucun décompte de ne serait fait, en accord avec les recommandations gouvernementales.

Nous avons terminé pour dire tout le bien que la CGT portait au contenu des ordonnances et que nous nous battions, avec les salariés, pour que nos droits soient garantis et non bafoués, comme voulus par le patronat et le gouvernement.

Nous avons rappelé que la crise sanitaire était là en même temps qu’une crise économique et sociale qui ne fait que commencer.

Le slogan « Nos vies valent mieux que leurs profits » a été dit à de nombreuses reprises pendant la réunion.

(*) Voir en pièce jointe l’état des lieux (envoyé par nos syndicats CGT) dans les entreprises et administration du Département. (Continuez de nous envoyer vos états des lieux)


Documents joints

CORONAVIRUS : Etat des lieux entreprises et administrations au 26/03/2020

2 avril 2020
Type de document : PDF
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