Site d’information de l’Union Départementale des Syndicats CGT du CHER

CONTRE LA REPRISE DES EXPULSIONS, POUR LE DROIT AU LOGEMENT POUR TOUS !

publié le mercredi 25 mars 2015 par INDECOSA 18

En 2015, en France, 3,5 millions de personnes sont privées de logement décent et 10 millions sont mal logées.

En 2015, l’enveloppe de l’Etat pour le Logement Social diminue et sert le financement d’initiatives privées : c’est une prime à la rente et non l’objectif d’un logement décent pour tous !

Les gouvernements successifs ont abandonné la réglementation des loyers au seul profit des bailleurs privés, ont diminué les aides à la pierre et étranglé la construction des logements sociaux. Ils ont mis au point des dispositifs financiers de défiscalisation pour les plus riches qui coûtent très cher aux citoyens.

L’Etat organise ainsi la pénurie et confie aux ménages aisés l’investissement locatif au grand bonheur des promoteurs et des propriétaires privés, qui font flamber les prix !

La conséquence de ces choix politiques, c’est une pénurie de logement, accompagnée d’une spéculation foncière qui ne faiblit pas, et dans les métropoles urbaines, des marchands de sommeil qui exploitent la misère des plus exclus.

La réforme territoriale et celle des collectivités locales auront des conséquences directes sur la production sociale avec un danger de fusion des offices HLM et la perte des compétences des communes qui répondaient, pour certaines, à la demande de logement social de la population.

Près de 2 millions de salariés disposent de ressources inférieures au seuil de pauvreté (993€ mensuels) et 80% des embauches sont des CDD de moins d’un mois.

Et dans le même temps, avoir un emploi stable ne protège plus de la rue : un quart des SDF ont un emploi régulier qui, à 40%, est un CDI.

Face à cette réalité, le gouvernement passe en force le projet de loi Macron contre lequel la CGT appelle les salariés à se mobiliser le jeudi 9 avril, pour en exiger le retrait.

La loi Macron, c’est plus de liberté au patronat et à la finance et moins de droit pour les salariés. C’est une loi qui accompagne la politique d’austérité.

Son article 25 menace les droits des locataires. Il remet en cause leur protection, notamment face aux expulsions spéculatives suite aux achats pour revente, d’appartements ou immeubles occupés. Il annulerait les avancées de la loi ALUR de mars 2014 …

Avec le printemps, revient le temps des expulsions locatives … mais aussi le bilan d’un hiver où la misère du logement social a encore frappé : plusieurs milliers de personnes ont appelé le 115 (nombre d’entre eux n’ont pu être hébergés en urgence), chassés par la police, morts dans la rue ou dans une voiture…

Pour le droit au logement pour tous, la mobilisation de tous est nécessaire !

De qui se moque-t-on ? A nos revendications, on oppose souvent la pénurie de terrains à construire, alors que le béton coule à flot sur les grands chantiers des Métropoles.

Dans le plan de ces Métropoles, le logement social a une place marginale alors qu’il en manque déjà plusieurs milliers.

Les promoteurs privés revendiquent la construction de « logements intermédiaires », à condition que l’Etat consente à la baisse de 60% de leurs charges. Leur location ou l’accession à leur propriété sont au-delà des moyens budgétaires de l’essentiel des demandeurs actuels. Mais c’est ce qui rapporte le plus aux bailleurs sociaux, confrontés à la pénurie de crédits publics.

Il manque des logements sociaux, arrêtons donc les démolitions ! A qui peut-on faire croire que payer pour démolir et pour reconstruire revient moins cher qu’aménager, entretenir, mettre aux normes actuelles de confort ?

Il faut cibler les vraies responsabilités : Depuis 40 ans et pour 42 milliards par an, l’Etat finance l’Aide Personnalisée au Logement qui, de fait, n’a favorisé que le renchérissement des loyers et s’est substituée aux crédits pour la construction neuve et l’entretien du bâti.

Les maires des communes, eux, sont dépassés par l’ampleur des moyens à rassembler pour répondre aux problèmes sociaux de certaines cités populaires, avec parfois 50% de privés d’emploi et le développement d’une « économie souterraine ».

Alors, on choisit de détruire les HLM en dispersant les populations.

La solution se trouve en fait dans une politique sociale adaptée pour ces quartiers et non dans une mixité sociale, prétexte à ne rien faire.

Pour gagner ensemble une vraie politique de logement social, INDECOSA-CGT revendique :

  • l’accès au logement décent et le maintien dans les lieux sans discrimination de nationalité et de situation sociale
  • la construction de logements sociaux adaptés et accessibles
  • d’arrêter les expulsions, tout à la fois atteinte à la dignité humaine, hérésie sociale et non-sens économique, et de mettre en œuvre la loi de réquisition des logements et bureaux vides
  • de ramener l’effort des ménages à 20% de leurs ressources.
  • de lutter contre le logement cher avec une réelle politique d’encadrement des loyers et une obligation forte de l’application de la loi SRU dans chaque commune
  • de dégager des financements pour le budget logement, d’augmenter les ressources du Livret A disponibles, de taxer les logements vides et les locaux inoccupés, d’instaurer un dispositif d’imposition combattant les plus-values immobilières et foncières spéculatives
  • et la mise en place d’un véritable Service Public de Logement.

Alors, pour : • lutter contre les augmentations de loyers • améliorer l’habitat • empêcher les expulsions • contrôler les charges locatives

Manifestez votre détermination, organisez-vous dans votre résidence, avec votre association INDECOSA-CGT !

Partout en France, soyez nombreux dans les cortèges des manifestations du samedi 28 mars 2015


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