Site d’information de l’Union Départementale des Syndicats CGT du CHER

Communiqué Syndicat CGT Cheminots18 et INDECOSA-CGT18

Défense du service public du rail

publié le mardi 10 avril 2018

Conférence de presse commune Syndicat cgt cheminots de Bourges Indécosa cgt 18, du 26 mars 2018.

Le projet du gouvernement de réforme du système ferroviaire suscite de graves inquiétudes chez les usagers .La dégradation des conditions du transport ferroviaire depuis plusieurs années, retards , incidents et pannes à répétition et dysfonctionnements , tout cela va s’aggraver avec le projet que propose le gouvernement . Les déséquilibres entre les territoires vont se creuser et conforter une France des transports à deux vitesses.

9 000 kilomètres de lignes sur les 29 000 sont des petites lignes, avec des trafics limités. Elles sont toutes menacées . Ce sont massivement des lignes TER subventionnées par les régions

En ne présentant aucune solution de financement, le gouvernement se défausse sur les régions, leur laissant le choix ou non de reprendre ces lignes. Pour le Cher c’est la ligne Bourges – Montluçon qui à terme risque d’être supprimée car la région Centre-Val de Loire ne sera pas en capacité financière d’assurer la réfection des voies dégradées faute de maintenance.

Nous dénonçons aussi le fait que le CLAD ( comité local d’animation et développement) animé par le Conseil Régional où nous représentons les usagers, ne s’est pas réunis depuis 2 ans. Il est urgent d’écouter et de répondre aux besoins des usagers. L’association indécosa-cgt 18 milite pour un service public ferroviaire qui réponde aux besoins des usagers c’est à dire la garantie de circuler sur tout le territoire à des conditions tarifaires justes et transparentes , avec de bonnes conditions en termes de sécurité , de régularité et de confort. L’ouverture à la concurrence et la privatisation n’apportera rien de positif aux usagers comme le démontrent les exemples de la Grande Bretagne ou de l’Allemagne.

La British Rail a été privatisée en 1993, démantelée en 27 compagnie pri-vées et un gestionnaire privé du réseau. La multiplication des accidents a conduit à la mise sous tutelle de l’État de cet opérateur (en 2000). Depuis la privatisation, le prix moyen des billets a cru de 117 %, et de 27 % depuis 2010 ! En moyenne, les britanniques déboursent six fois plus que les français ! Les subventions versées par la puissance publique aux compagnies privées pour investir sont de 300 % supérieures à celles versées auparavant à l’opérateur public. Et la qualité de service n’est pas plus au rendez-vous. Résultat, l’idée de renationaliser l’exploitation des chemins de fer progresse dans l’opinion. La privatisation n’a pas empêché une explosion de la dette (52 milliards d’euros pour le gestionnaire d’infrastructures qui a été par la suite renationalisé).

En Allemagne, les résultats de l’ouverture à la concurrence n’est pas bien meilleur. Les milliards injectés par l’Etat fédéral allemand servent aussi à financer les bénéfices des entreprises privées, autant d’argent qui n’est pas réinvestit dans le matériel ou le réseau vétuste. Résultat, en 2016, 1 train grande distance sur 4 a accusé un retard de plus de 5 minutes en cours de parcours. Sans parler de la sécurité qui est un problème majeur, avec la multiplication d’incidents graves, et mêmes d’accident mortels, un chaque années ces trois dernières années.

Après une première mobilisation le 22 mars pour la défense de tous les services publics, nous appelons les associations d’usagers, les usagers , les citoyens à continuer de se mobiliser avec les cheminots pour la défense et le développement du service public ferroviaire.


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