Site d’information de l’Union Départementale des Syndicats CGT du CHER

Samedi 18 octobre 2008, la Confédération paysanne du Cher a tenu sa fête à Vesdun, la Cgt y était.

publié le lundi 20 octobre 2008 par jpp

La Confédération paysanne, syndicat d’exploitants agricoles, se bat pour une agriculture de qualité, proche des lieux de consommation, qui respecte l’environnement, bref, qui s’inscrive dans le développement durable et permette aux agriculteurs, éleveurs ou cultivateurs, de vivre correctement de leur travail.

Dans la France d’aujourd’hui, des pans entiers de notre agriculture se meurent. C’est le cas de l’élevage de moutons.

Les prix imposés aux éleveurs ne cessent de diminuer alors que le prix à l’étalage dans les grandes surfaces grimpent pour le plus grand profit du commerce de grande distribution :

• Pris de vente de l’agneau au départ de la ferme = 5,20 €/kg avec la carcasse • Coût de la production = 7,70 €/kg • Revenu mensuel par éleveur = 600 € pour 70 heures de travail par semaine.

Il faut savoir que la commission européenne a décidé d’augmenter les quotas d’importation de viande ovine en provenance de l’hémisphère sud, notamment en viande fraîche réfrigérée (« chilled »), importations désormais permises par l’amélioration des techniques de conservation. Avec de tels choix, les prix à la production sont volontairement poussés à la baisse.

Les mesures prises par le Ministre sont insuffisantes et incohérentes : BARNIER annonce un plan d’urgence en septembre 2007 : 15 € d’aide d’urgence par brebis. Dans sa mise en œuvre, ce plan élimine les paysans :

  • de 7 à 9 éleveurs sur 10 en sont exclus (minimum de 150 brebis pour y prétendre,
  • taux de spécialisation de 40 % minimum)
  • les quelques éleveurs bénéficiaires reçoivent de 3 à 5 euros par brebis, plafonné à 2000 euros par exploitation.

En 15 ans, la moitié des éleveurs ont disparu. Si rien n’est engagé par les pouvoirs publics pour soutenir ceux qui restent, la plupart d’entre eux auront mis la clef sous la porte avant 2009.

Les grands groupes d’abattage et de production des produits transformés (c’est l’exemple, dans la volaille, du Groupe DOUX), délocalisent leur production dans les pays à faible coût de main d’œuvre pour réimporter en France et en Europe des produits congelés ou réfrigérés selon de nouvelles techniques (« chilled »).

En 25 ans, les plans successifs n’ont pas contribué à améliorer le revenu, ni à maintenir la production.

Un débat animé par les responsables départementaux de la Confédération paysanne en fin d’après midi, débat auquel ont participé une cinquantaine de personnes dont la CGT, l’INDECOSA CGT, les VERTS a montré les convergences d’intérêts entre les éleveurs, les salariés, consommateurs et citoyens.

Les citoyens ont besoin d’être informés sur les conditions de production de la viande qu’ils consomment. Il faut savoir que dans la grande distribution, concernant le mouton en particulier, l’essentiel de ce qui est proposé à l’étalage provient de pays tels que la Nouvelle Zélande, sous emballage, enrobé d’un gaz conservateur. Officiellement, c’est du frais mais en réalité cela n’en est pas. Quelle absurdité que d’importer de la viande provenant de l’autre côté du globe alors que la grande distribution refuse aux éleveurs du Cher des prix leur permettant de vivre décemment et de faire fonctionner correctement leur exploitation.

C’est aussi une question de pouvoir d’achat. En effet, de plus en plus nombreux sont les consommateurs qui, faute de moyens financiers achètent de la viande de bas de gamme (chômeurs, smicards etc.)

D’autres solutions sont possibles : En développant la convergence de leurs actions, éleveurs avec leurs organisations syndicales, salariés, aussi avec leurs organisations syndicales peuvent imposer au gouvernement de légiférer pour instaurer d’autres règles de distribution, aider à la constitution de coopératives d’abattage à proximité des lieux d’élevage et de consommation. Ainsi, en soustrayant la distribution de la viande et autres produits alimentaires aux règles du profit, les producteurs seraient rémunérés correctement, ainsi que les salariés des abattoirs. Le consommateur aurait ainsi accès à des produits de qualité sans payer nécessairement plus cher.


Portfolio

Fête de la Confédération paysanne

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